En 2026, le calcul des ressources pour l’APA intègre désormais certains revenus issus de placements qui, jusqu’ici, étaient partiellement exclus. Les seuils d’éligibilité sont ajustés, mais le mode de révision automatique introduit un décalage avec la situation réelle de certains demandeurs.Des barèmes revalorisés s’appliquent selon le lieu de résidence, domicile ou établissement, tandis que les démarches de renouvellement incluent de nouvelles pièces justificatives. Les personnes concernées peuvent, dans certains cas, cumuler l’APA avec d’autres aides, sous conditions précises fixées par les départements.
Ce qui va vraiment changer pour l’APA en 2026 : nouveaux montants, barèmes et conditions de ressources
2026 ne ressemble à aucune des années précédentes pour les demandeurs d’APA. Les règles du jeu changent franchement : dorénavant, plusieurs revenus de placement, autrefois délaissés, entrent en ligne de compte dans l’étude des dossiers. Bonne nouvelle, les montants sont revus à la hausse. Chaque palier de dépendance, défini selon la grille GIR, voit ses plafonds revalorisés. Que la personne vive à domicile ou en établissement, l’aide maximale accordée progresse notablement.
Les départements examinent dorénavant tous les revenus avec plus d’attention, évoquant les intérêts générés par l’épargne qui, jusqu’ici, passaient entre les mailles du filet. Le calcul du reste à charge gagne en précision, car il s’aligne de plus près sur la réalité budgétaire de chaque bénéficiaire, selon ses ressources réelles. L’objectif : mieux cibler ceux qui rencontrent les plus grandes difficultés dans leur autonomie, tout en évitant que l’aide ne devienne un simple droit automatique.
Nouveaux barèmes : quels impacts ?
Les répercussions des nouveaux barèmes sont concrètes et immédiates :
- Le plafond mensuel attribué pour un GIR 1 atteint désormais 1 950 € pour un maintien à domicile.
- Pour un GIR 2, il s’établit à 1 675 €.
- Les intérêts liés à des placements financiers sont dorénavant examinés et intégrés dans le calcul de ressources.
Le calcul de l’APA s’opère par soustraction : la part laissée à la personne est déterminée par la comparaison entre les ressources réelles et le plan d’aide maximal. Ceux dont les moyens sont modestes voient leur reste à charge allégé ; à l’inverse, les foyers plus aisés s’acquittent d’une part supérieure. La réforme cherche aussi à éviter la superposition d’allocations, en articulant plus clairement cette aide avec d’autres dispositifs existants, de manière à garder une cohérence selon le degré de dépendance constaté.
Du point de vue des familles, la clarification des critères aide à s’y retrouver. Le département reste l’interlocuteur privilégié à chaque étape, qu’il s’agisse d’une première demande ou d’un renouvellement.
Quelles démarches pour renouveler ou demander l’APA selon votre situation (à domicile ou en EHPAD) ?
Les procédures à suivre pour accéder à l’APA en 2026 diffèrent selon le contexte de vie. Pour une personne âgée vivant à domicile, la première étape consiste à constituer un dossier auprès du département, en y joignant justificatifs de ressources, certificat médical récent et détails des besoins pour l’aide à domicile, tels que le portage de repas, la téléassistance ou l’accompagnement au quotidien. Une équipe médico-sociale intervient ensuite pour évaluer le degré de dépendance à l’aide de la grille AGGIR et identifier les besoins réels.
En établissement, la gestion administrative est largement facilitée par le personnel, qui se charge bien souvent du montage financier et du dossier de demande. Les documents à fournir sont identiques : état civil, état de santé, niveau de dépendance évalué. La part restant à la charge du résident varie selon le niveau de dépendance et le tarif local appliqué. Si la situation de la personne n’a pas évolué, le renouvellement passe par la fourniture des nouveaux justificatifs de ressources, sans reprise intégrale de la procédure.
Détail des étapes principales
Le processus administratif se déroule généralement comme suit :
- Dépôt du dossier auprès du département ou de l’établissement
- Évaluation à domicile ou sur place par l’équipe médico-sociale
- Mise en place d’un plan d’aide spécifique aux besoins observés
- Communication officielle du montant de l’aide et du reste à charge calculé
La demande peut être transmise directement par l’intéressé, un membre de la famille ou un représentant légal. Mieux vaut fournir un dossier complet sans négliger la moindre pièce justificative, notamment pour les ressources et les aides déjà perçues. Ce sérieux accélère l’étude du dossier, facteur décisif pour beaucoup de familles qui attendent un soutien dans des délais compatibles avec l’urgence de la situation.
En filigrane, la réforme de l’APA en 2026 dessine une nouvelle forme de solidarité : plus transparente, plus adaptée, mais aussi plus exigeante pour celles et ceux qui s’y engagent. À chacun d’apprivoiser ce nouvel équilibre pour que la demande d’accompagnement reste un droit, jamais un labyrinthe.


